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Crise financière : faut-il bouder l'investissement immobilier ? |
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Avec moins de deux actifs pour un retraité, chacun doit aujourd'hui envisager le complément de retraite comme une nécessité et se faire guider par des conseils avisés dans une épargne régulière et la création de son patrimoine.
Le constat est simple, le régime des retraites par répartition est plus que jamais déficitaire et donc menacé.
Si le contexte économique et financier est morose, certains points devraient permettre de garder le moral. |
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Crise financière |
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La crise financière nous démontre qu'il n'existe plus de placement à court terme. Faut-il investir son épargne à la bourse ou y jouer comme au casino ? En octobre 2008, certaines entreprises du CAC 40 se sont retrouvées cotées à une valeur inférieure à leur patrimoine ! L'assurance vie sur fond en Euro procure un rendement de 5% garanti chez les meilleures compagnies d'assurance, mais suppose une longue période de versements réguliers et progressifs en fonction de ses moyens. Pourquoi pas ? Encore faut-il attendre 25 ans pour doubler son capital à un taux de rendement de 5% dans le cadre d'un versement périodique. Pour 100 € par mois pendant 25 ans, vous obtiendrez environ 60 000 € et percevrez un revenu de 3 000 € par an si vous ne touchez pas à ce capital... pas de quoi augmenter de manière significative son pouvoir d'achat, surtout à un taux d'inflation d'environ 2% par an. |
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Faut-il bouder l'investissement immobilier locatif ? |
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Sous réserve de respecter certaines règles fondamentales, l'immobilier présente encore et toujours de nombreux atouts.
L'immobilier financé à crédit est le seul investissement qui permette, en cas de problème, de protéger sa famille sur un capital conséquent dès le premier jour, tout en accroissant son patrimoine au fur et à mesure de ses remboursements. Il procure tout comme l'assurance vie un revenu immédiat d'environ 5%, mais ce revenu progresse chaque année, lorsque la mensualité de remboursement reste stable. En cas d'avantage fiscal, il génère même une économie d'impôt soit par déduction sur le revenu net imposable (Robien, Borloo, déficit foncier...), soit par réduction directe sur le montant à payer (loi Scellier...).
Votre crainte est-elle que l'immobilier baisse en ce moment ? On peut le comprendre ! Pourtant, avec plus d'un million de personnes mal logées et une demande de logements inassouvie, l'Etat continue d'inciter l'investissement locatif privé.
Si l'on compare la période actuelle à celle d'il y a dix ans, plusieurs choses sont à noter. La première certes, qui saute aux yeux est que les prix de l'immobilier ont augmenté de plus de 50% dans cette période et bon nombre d'analystes prévoient une baisse de 10% pour l'année prochaine. Voilà qui n'incite pas à investir aujourd'hui ! Rappelons cependant qu'en 1990, les prix avaient atteint des sommets équivalents voire supérieurs à aujourd'hui.
Entre 1998 et 2008, les taux d'intérêt moyens ont baissé d'un point (plus de 3 depuis 1990), apportant aux emprunteurs une capacité de financement de 10% supérieure pour une mensualité de remboursement identique.
Entre 1998 et 2008, les loyers ont augmenté de plus de 16% selon l'indice de référence des loyers (IRL) publié par l'INSEE chaque trimestre. Rien ne s'oppose à ce que la hausse se poursuive.
Entre 1998 et 2008, la fiscalité sur les revenus fonciers s'est largement améliorée. La tranche d'imposition la plus forte est passée en 2007 de 48.09% à 40%.
Enfin, un vent de panique souffle sur les professionnels du secteur, en particulier les promoteurs immobiliers qui courtisent les acquéreurs. C'est peut-être le moment de faire de bonnes affaires !
Le 18 octobre 2008 |
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